Le Hirak algérien au temps du confinement

La rupture entre le régime et l’essentiel de la société algérienne a été irrémédiablement consommée avec l’irruption soudaine et généralisée de millions de manifestantes et manifestants sur une scène politique jusqu’alors cadenassée par les relais du système militaro-policier régnant sans partage sur le pays.
2020-11-08

Omar Benderra

Economiste, d’Algérie. Membre d’Algeria-Watch


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"Pas d'élections avec les gangs". Photographie: Hassane Mezine, Algérie.

Cette publication a bénéficié du soutien de Rosa Luxembourg Institute. Ce texte peut être reproduit entièrement ou partiellement à condition de citer sa source.

La crise sanitaire induite par la pandémie de Covid-19 aurait-elle interrompu momentanément ou étouffé définitivement le Hirak inauguré en Algérie le 22 février 2019 ? C’est la question, purement rhétorique pour de nombreux activistes, qui taraude des observateurs privés de marqueurs politiques, quelque peu perdus dans les limbes de l’expectative depuis la suspension des manifestations de masse hebdomadaires vers la mi-mars 2020. Quatre mois après, l’amorce d’une réponse à cette question peut être lapidairement formulée : les raisons pour lesquelles une grande partie du peuple s’est très pacifiquement soulevé sont plus actuelles que jamais (1).

De fait, aucune revendication de fond du Hirak n’a été satisfaite par le pouvoir militaire. Au premier rang de ces demandes insistantes, l’instauration de l’État de droit et le respect des libertés publiques, ne sont toujours pas à l’ordre du jour et ne figurent sur aucune « feuille de route » – pour reprendre une des formules ineptes de leur discours – des autorités de fait. Les forces sociales qui se sont mobilisées pour faire valoir le droit du peuple à vivre dans la liberté et la justice ne se sont pas évaporées. Elles restent bien présentes et enregistrent le durcissement de la répression, fin de non-recevoir avérée du régime. Rien n’est venu réduire la fracture politique entre les gouvernants et la société.

Le fossé entre le peuple et le pouvoir

En effet, la rupture entre le régime et l’essentiel de la société algérienne a été irrémédiablement consommée avec l’irruption soudaine et généralisée de millions de manifestantes et manifestants sur une scène politique jusqu’alors cadenassée par les relais du système militaro-policier régnant sans partage sur le pays. Sous le regard surpris d’une partie des commentateurs politiques, qui le pensaient profondément dépolitisé, le peuple algérien a démontré une authentique maturité politique et une connaissance précise des acteurs, des enjeux et du mode de fonctionnement du régime. Du sommet de sa coupole quasi-mafieuse à ses apparences gouvernementales et administratives, le régime est nu aux yeux de tous, en particulier depuis le coup d’État du 11 janvier 1992 qui avait mis un terme sanglant à un processus démocratique balbutiant. Malgré le recours à des subterfuges usés jusqu’à la corde, et de vaines tentatives de lifting de sa façade civile, le régime est inchangé. La dictature des chefs militaires ne peut plus être dissimulée derrière des paravents civils.

Les Algériennes et les Algériens savent d’expérience que le problème auquel le pays est confronté est loin de tenir à des personnalités dont le renouvellement pourrait modifier positivement un contexte politique et social sombre et sans perspective. Les modifications dans la composante humaine du système demeurent sans influence aucune sur ses structures et son mode opératoire. Cette réalité a été démontrée par les mouvements survenus à la tête de l’armée après l’éviction de Abdelaziz Bouteflika et ceux opérés à la suite du décès le 23 décembre 2019 du tout-puissant chef d’état-major Ahmed Gaïd-Salah (79 ans) et son remplacement par l’un de ses adjoints, à peine moins âgé, le général Saïd Chengriha (74 ans). Ce changement inopiné est intervenu quelques jours après l’élection à la présidence de la République, le 12 décembre, dans des conditions de fraude encore plus folkloriques qu’à l’accoutumée, de Abdelmadjid Tebboune (74 ans), apparatchik sans envergure, blanchi sous le harnais.

Ces modifications dans la stagnation montrent avant tout la quasi-impossibilité du régime à se renouveler et encore moins à rajeunir sa direction. La gérontocratie au pouvoir semble se caricaturer elle-même en promouvant des personnels âgés, qui sous des cieux moins aberrants relèvent du cadre de réserve, comme l’a montré la nomination en juillet 2020 au grade inédit de général d’armée du chef de la Garde républicaine, le général Benali Benali (80 ans). L’âge moyen des véritables décideurs algériens, responsables en dernière instance de la conduite des affaires de l’État, est sans doute l’un des plus élevés au monde. Cette dimension gériatrique est particulièrement visible – et incompréhensible – dans un pays qui fait face à de gigantesques défis et peuplé de 44 millions d’habitants dont la majorité à moins de trente ans.

La dictature, sa base sociale et ses soutiens

À bout de ressources, ce régime sénescent qui ne repose que sur la coercition dispose néanmoins d’une étroite base sociale, recrutée dans les catégories jouissant d’un accès direct ou indirect à la rente. Cette clientèle est celle qui bénéficie des retombées économiques et sociales découlant de sa proximité avec la hiérarchie militaire et policière, ainsi qu’avec celle des oligarques et hommes d’affaires qui font partie des groupes d’intérêts attachés aux chefs de l’armée et de la police politique. Dans un pays où l’armée et les divers services de sécurité ne sont pas loin de compter un million d’hommes, cette base, dans une dynamique de rétrécissement du fait de l’inexorable contraction de la rente issue des hydrocarbures, n’est pas négligeable. Mais le recul est net : à la différence des pseudo-campagnes électorales des présidents Zéroual et Bouteflika, les appareils politico-policiers n’ont pas été en mesure d’organiser des marches « spontanées » de soutien au candidat Tebboune. Le régime, en panne d’images, a dû se résoudre à faire appel à des militaires en tenue civile pour figurer une très peu convaincante affluence télévisée devant les bureaux de vote…

Les Algériennes et les Algériens savent d’expérience que le problème auquel le pays est confronté est loin de tenir à des personnalités dont le renouvellement pourrait modifier positivement un contexte politique et social sombre et sans perspective.

C’est à partir de ce vivier humain que, malgré les importants changements survenus à sa tête en 2019, la police politique, véritable service des ressources humaines du régime, continue comme autrefois à identifier et coopter les cadres politiques et administratifs chargés d’assumer l’apparence civile du régime, les bureaucrates faisant fonction d’animateurs de la scène politique artificielle ainsi que, last but not least, les chargés de communication, journalistes et assimilés (blogueurs et acteurs des réseaux sociaux), voués à la propagande et à la diversion médiatique.

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À ces profils, il faut associer, à un niveau plus idéologique, les transfuges du stalinisme, quelques représentants de la IVe internationale et aussi d’un groupusculaire courant « moderniste laïque » plutôt libéral, recrutés dans la petite bourgeoisie francophone, qui ont très tôt justifié le coup d’État de 1992 contre la démocratie et l’éradication physique des islamistes au nom de l’interprétation anti-religieuse d’un marxisme très dogmatique. C’est dans ce segment de la société algérienne, extrêmement minoritaire mais bien réel – quoique désormais nettement moins représenté dans les jeunes générations – que la police politique a recruté ses porte-voix et ses missionnaires, mandatant dans les années 1990 de véritables « commandos diplomatiques », notamment en France pour assurer le service après-vente du coup d’Etat. Lesquels ont rencontré un accueil très positif dans le monde politique et médiatique, en particulier de la part d’influents courants de la « gauche laïque » républicaine comme de cercles néocoloniaux et prosionistes. Les héritiers de ces prédicateurs de l’éradication, écrivains ou éditorialistes basés à Paris et militants associatifs chargés de l’agit-prop islamophobe, continuent aujourd’hui leur œuvre supplétive.

Mais en Algérie comme ailleurs, la valeur des acteurs et agents politiques de l’organisation politique qui domine l’État et contrôle ses appareils est directement tributaire de la cause qu’ils défendent. Les turpitudes de sa gestion, caractérisée par l’incompétence et la malhonnêteté, atteignent des profondeurs abyssales. Le régime ne peut recruter que des éléments opportunistes et sans moralité, seuls capables d’assumer les choix erratiques d’un sommet uniquement préoccupé par sa survie à court terme. Ces castes mercenaires et serviles se reproduisent dans une médiocrité croissante. La gestion à tous points de vue catastrophique de la crise pandémique confirme une incapacité gravissime et une absurde stérilité à tous les niveaux de décision. À sa manière brutale mais éloquente, un des généraux « janviéristes » (2) , les plus coupables de crimes contre l’humanité, le général Khaled Nezzar, fort dépité par la faible prestation de ses témoins appartenant à ces milieux lors du procès (perdu) en diffamation qu’il avait intenté à Paris en juillet 2002 contre l’auteur du livre La Sale Guerre (3) , avait qualifié génériquement cette catégorie de «cheptel » … À la brutalité et à la corruption vient s’ajouter une incompétence insigne.

Les moteurs politiques et sociaux du Hirak

Les femmes et les hommes d’Algérie, dans leur grande diversité, retrouvent dans le Hirak leur dignité citoyenne et identifient parfaitement ces acteurs, leurs allégeances et l’organisation clientéliste qui les fédèrent autour du régime. Se réclamant très visiblement de la Révolution algérienne et de l’appel fondateur de la Nation du 1er novembre 1954, le Hirak montre clairement qu’il situe les forces de la contre-révolution arcboutées sur la préservation des privilèges par la répression et le reniement, le mensonge et la manipulation.

Le régime qui repose sur la coercition, dispose néanmoins d’une étroite base sociale, recrutée dans les catégories jouissant d’un accès à la rente, du fait de leur proximité avec la hiérarchie militaire et policière, ainsi qu’avec celle des oligarques et hommes d’affaires qui font partie des groupes d’intérêts attachés aux chefs de l’armée et de la police politique.

Les composantes sociales du Hirak peuvent être observées à l’œil nu : il s’agit massivement des catégories populaires économiquement marginalisées. Le gros des innombrables cohortes de manifestants est à l’évidence constitué de ces jeunes sans emploi ni avenir des quartiers populaires. Il est révélateur à cet égard de noter que les chants et slogans les plus repris par les manifestants appartiennent aux supporteurs des clubs de football. Ces jeunes qui forment la base et l’avant-garde sociale du Hirak ne sont bien évidemment pas seuls. Ils sont rejoints par les catégories employées par le secteur informel (près de la moitié des 8 millions d’actifs en Algérie relèvent de ce segment sans loi de l’économie) et celles qui dépendent de bas salaires érodés par la perte de pouvoir d’achat sont bien présents à travers tout le territoire national. Tout comme une partie non négligeable des classes moyennes elles aussi atteints par la crise et lucides quant à l’impasse générale dans laquelle se trouve le pays.

Il est significatif de ce point de vue d’enregistrer la très forte mobilisation des universités, corps enseignant et étudiants, qui ont très tôt réussi à imposer une seconde journée de manifestation en plus des vendredis, les mardis, fortement mobilisatrice bien que plus souvent réprimée que celle du vendredi. Ces catégories où les femmes sont très présentes incluent aussi toutes les classes d’âge. D’un point de vue social et démographique, ces manifestantes et manifestants représentent bien des secteurs majoritaires de la population.

Cette représentativité est également avérée territorialement : les manifestations concernent toutes les régions du pays et pratiquement toutes les villes. En dépit des tentatives de manipulation et division, les régions linguistiques, arabophones et amazighopones ne se sont pas désolidarisées, au contraire, et ont continué à scander les mêmes mots d’ordres démocratiques. Même si, sur un plan plus général, la mobilisation a paru fluctuante, elle a confirmé son caractère national et massif. Tout au long des vendredis du Hirak, en dépit des insidieuses déplorations du chœur des Cassandres des réseaux sociaux, les cortèges aux rangs plus ou moins serrés selon les semaines ne se sont pas désagrégés.

La culture politique de la dictature est construite sur la violence et le mépris total du peuple, représenté comme une totalité veule et sans conscience.

Ces manifestations se sont également peu fragmentées sur des critères idéologiques, même si des groupes (des « carrés » selon l’expression locale) se sont formés par affinités politiques. Des regroupements islamistes, nationalistes, antilibéraux, féministes… ont été observés sans qu’aucun ne domine particulièrement, au moins du point de vue des slogans. Certes, des banderoles exprimant des positions proches des classes laborieuses ont pu être observées, mais les mots d’ordre unitaires l’ont très largement emporté. A cette aune, le slogan « Dawla madaniya machi Askaria » (État civil et non militaire) semble ainsi avoir rencontré le plus large assentiment.

La conscience politique du Hirak

Ce qui ressort clairement des observations est que l’opinion sait parfaitement qu’elle est naturellement façonnée à partir de sensibilités politiques diverses et parfois antagoniques, en ce qui concerne aussi la place du marché et la régulation de l’économie par l’État. La société, loin d’être anomique, ne considère pas cela comme une tare, l’ère du parti unique est définitivement révolue. Au contraire des représentations d’analystes en service commandé, les hirakistes distinguent précisément les priorités politiques et ne sont tombés dans aucun des traquenards tendus par les services d’action psychologique de la police politique.

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A l’évidence, peu de manifestants accordent le moindre crédit aux fausses contradictions – qui mettraient face à face islamistes et laïques, libéraux et anticapitalistes, amazighophones et arabophones – que voudraient imposer des contributeurs actifs sur les réseaux sociaux. Les relais de la propagande contre-révolutionnaire se heurtent à une conscience politique bien supérieure. La plupart des activistes l’expriment très directement : ce qui est en cause est la dictature, ce qui est recherché est l’État de droit, ce que tous désirent est un cadre politique juste pour le vivre-ensemble de tout le peuple algérien. Le reste sera débattu une fois ces préalables réunis.

Les composantes sociales du Hirak appartiennent massivement aux catégories populaires économiquement marginalisées. Le gros des innombrables cohortes de manifestants est constitué de ces jeunes sans emploi ni avenir des quartiers populaires. Les chants et slogans les plus repris par les manifestants appartiennent aux supporteurs des clubs de football.

Des regroupements islamistes, nationalistes, antilibéraux, féministes… ont été observés sans qu’aucun ne domine particulièrement, les mots d’ordre unitaires l’ont très largement emporté. A cette aune, le slogan « Dawla madaniya machi Askaria » (État civil et non militaire) semble ainsi avoir rencontré le plus large assentiment.

Au-delà d’un effet indéniable d’amplification, il apparaît que les débats et polémiques sur Internet ne représentent qu’une dimension restreinte d’une réalité bien plus nuancée. Rares sont ceux parmi les très nombreux et anonymes animateurs du Hirak qui sont disposés à se laisser aspirer dans la spirale sans issue des controverses idéologiques. D’autant que les activistes savent que la provocation est commune et que la surveillance policière des réseaux pratiquée à grande échelle se traduit par des arrestations et des peines d’emprisonnement pour délit d’expression.

Le temps long de l’émancipation

Le durcissement de la répression en est la traduction concrète. Exclusivement préoccupé par sa survie, le régime entend pour sa part profiter de la crise sanitaire pour étouffer et laminer le Hirak. Depuis le printemps 2020, emprisonnements tous azimuts et lourdes condamnations assénées par une justice servile et des juges sans honneur en attestent sans contestation possible. La culture politique de la dictature est construite sur la violence et le mépris total du peuple, représenté comme une totalité veule et sans conscience. Plutôt que de se livrer à un examen critique de sa gestion calamiteuse, à une évaluation sans concession de son action sur le terrain, le régime surenchérit dans l’injure. Les déclarations insultantes de walis (4) – celui de Sétif appelant à « frapper la population pour qu’elle retrouve sa place », celui de Djelfa proclamant « qu’il vaut mieux mourir de faim que du Covid » – sont édifiantes quant aux mœurs du pouvoir. Le régime reproduit ce qui l’a mené à la situation actuelle. Pour tenter de créer la confusion autour des causes de la dégradation de la situation sanitaire, une communication pernicieuse reprend la thématique de la « plèbe irresponsable » en tentant de faire porter la responsabilité de la propagation accélérée du virus au peuple plutôt qu’à une administration en faillite morale et politique.

Peu de manifestants accordent le moindre crédit aux fausses contradictions qui mettraient face à face islamistes et laïques, libéraux et anticapitalistes, amazighophones et arabophones.

Les décideurs n’ont pas su ou voulu profiter de la pandémie pour jeter des ponts en direction du peuple algérien. À l’inverse, leur gestion chaotique de la crise sanitaire, leur incurie manifeste et l’abandon quasi-total de la population n’ont fait qu’approfondir le mécontentement et la défiance. La conjugaison de la répression du Hirak, de l’étouffement des voix portant un discours alternatif et de la non-gestion de la situation générale, sanitaire et sociale, renforcent la détermination populaire à obtenir le changement.

Ce combat pour l’émancipation citoyenne s’inscrit dans le temps long de la libération de la nation et de l’édification de l’Etat. Les forces sociales et politiques qui ont impulsé et animé le mouvement du peuple algérien pour le droit et les libertés procèdent d’une histoire de résistance dans la longue durée ; elles ne renonceront pas à leur lutte. D’autant que les perspectives du pays ne peuvent autoriser un tel relâchement, car si les circonstances actuelles sont préoccupantes, les lendemains immédiats sont critiques, l’économie est en panne et l’avenir des générations montantes est menacé. Les motifs qui ont présidé au soulèvement pacifique du peuple restent entiers. Plutôt qu’une fuite en avant dans un autoritarisme suranné et inefficace, le régime a encore le temps de préparer une évolution pacifiée, ordonnée et sereine vers l’État de droit. La responsabilité de ses dirigeants et de leurs exécutants est engagée. Ceux parmi eux qui pensent que la contestation de masse est une donnée forclose commettent donc une erreur majeure. Dans leur histoire dynamique, les Algériennes et les Algériens aspirent résolument à une vie meilleure, au respect de leur dignité dans un cadre souverain fondé sur les libertés et articulé sur le droit et la justice souveraine. Qui pourra contraindre ces forces en mouvement nées dans les profondeurs du peuple à déroger à ces objectifs ?

La Covid-19 a bien suspendu le Hirak, mais elle ne l’a certainement pas éteint.

Le contenu de cette publication est l’entière responsabilité de Assafir Al Arabi et n’exprime pas obligatoirement les positions de Rosa Luxembourg Institute.

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1-Sur les prodromes du Hirak on se reportera utilement à l’ouvrage collectif Hirak en Algérie L'invention d'un soulèvement – dirigé par Omar Benderra, François Gèze, Rafik Lebdjaoui, Salima Mellah. Editions La Fabrique –Paris 2020
2-Le néologisme « janviériste » désigne les chefs militaires responsable du coup d’État de janvier 1992.
3-Cf. Habib SOUAÏDIA, Le Procès de « La Sale Guerre ». Algérie : le général-major Khaled Nezzar contre le lieutenant Habib Souaïdia, La Découverte, Paris, 2002.
4-Les walis sont les équivalents des préfets français, des gouverneurs de provinces.

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